> Bibliographie

Baron Jules FINOT (1826-1906)

Jules Finot est né en 1826 à Guéret dans la Creuse. Il est l’élève d’Eugène Lamy et d’Auguste Delacroix. Homme de cheval et de caractère, il est un éleveur renommé, grand artiste, cavalier et veneur. Il est propriétaire de chevaux de courses, domaine pour lequel il se passionne. Ce sont ces deux thèmes, des courses et de la vénerie, qu’il traite inlassablement tout au long de son œuvre. Il expose au Salon de Paris de 1857 à 1882. Le Baron meurt en 1906.


Boris RIAB (1898-1975)

Boris Riabouchinsky, dit RIAB (1898-1975) Boris Stéfanovitch Riabouchinsky naît à Moscou le 1er novembre 1898. Son père Etienne Riabouchinsky, ancien officier supérieur de l’armée du Tsar, est un riche industriel moscovite qui a épousé Anna Pribyloff. C’est dans les 4000 hectares que possèdent les Riabouchinsky au nord de Moscou que le jeune Boris est initié par son père et son oncle aux environs de 1910, à l’observation de la nature. Ainsi il découvre la chasse, au gros gibier, loup, ours… très pratiquée en Russie, puis la chasse au chien d’arrêt pour le petit gibier qu’il traque à l’aide de pointers. Boris fait de brillantes études littéraires, il apprend le français, l’anglais, l’allemand et l’italien, langages qui lui serviront lors de ses divers déplacements. Il montre très tôt des dons pour le dessin et ramène vite de nombreux croquis de ses sorties de chasse. Il suit des cours de dessin et de peinture à l’Académie des Beaux Arts de Moscou où ses professeurs sont Monsieur Visotsky puis Monsieur Stepanoff. En 1916, il fait son service militaire dans la cavalerie du Tsar où il devient lieutenant. En 1917, les premières émeutes éclatent en Russie et le Tsar abdique. Le 16 et 17 juillet 1918, la famille impériale est assassinée à Ekaterinbourg et la guerre contre les « Russes blancs » commence. De 1918 à 1920 les entreprises industrielles sont nationalisées et la position de la bourgeoisie est de plus en plus menacée. La famille Riabouchinsky est alors spoliée de ses biens par les communistes et doit rapidement quitter la Russie. La sœur de Boris et une partie de la famille partent pour l’Italie, en particulier pour Milan et tous se dispersent. Boris reste en Russie où il est toujours officier dans l’armée alors que le régime bolchevique est de plus en plus dur. Il reste ainsi deux ans et décide en 1920 de partir pour la Turquie où il est accueilli à Constantinople par le Consulat des Pays-Bas, chargé des intérêts russes. Le 16 décembre 1920, le consulat fait en sorte que Riabouchinsky puisse passer les frontières et lui accorde un visa pour Milan où il retrouve quelques membres de sa famille. Il n’a emporté avec lui que quelques objets dont deux icônes, marquant ainsi son appartenance à la religion orthodoxe. Il reste en Italie jusqu’en 1923 où il décide de devenir peintre animalier. Le 30 mars 1923, il obtient un visa pour la Grande-Bretagne où il reste quelques mois. Il part ensuite au Canada et y reste deux ans, vivant dans la région de Montréal. Là, il voyage jusqu’aux Etats-Unis, il chasse, il observe et il dessine. Il retourne en Grande Bretagne où ses dessins et ses peintures se vendent très bien, il signe alors « B. Riabouchinsky » et ce jusqu’en 1930 environ. En 1925 et 1926, il séjourne en Ecosse où il peint des paysages typiques. En 1927 Boris Riabouchinsky arrive en France où il reste jusqu’à la fin de sa vie. Il s’installe d’abord à Paris dans le 15ème arrondissement à l’Hôtel Savoy, 16 rue Desnouettes. En 1932, il prend un appartement au 36 de la rue Saint Lambert. Nous savons qu’à cette époque, il est marié avec une compatriote russe du nom de Nadine Prokopovitch. Riab se fait peu à peu connaître dans le milieu des animaliers et adhère dès son arrivée au « Syndicat des artistes peintres professionnels ». Il parle très bien le français qu’il pratique depuis longtemps, ce qui facilite son entrée dans le milieu cynégétique et hippique. En effet, il suit les courses et les concours et les représente. Il s’introduit dans le cénacle des Fields-Trials de chiens d’arrêt et des expositions canines où les amateurs lui demandent de peindre leurs animaux. Riab fréquente le Muséum d’Histoire Naturelle e travaille alors avec Merite et Reboussin qui sont successivement maîtres de dessin animalier au musée ; ainsi, il devient leur ami. Dans les années trente, il décide de raccourcir sa signature craignant avec son véritable nom d’être pris pour un juif. Il se fait appeler Riab. Après 1935, Riab devient son nom et sa signature usuelle, et ce jusqu’à la fin de sa vie. En 1939, Riab est déjà connu dans le milieu cynophile et travaille essentiellement sur commande. De 1947 à 1950, il travaille pour l’Amérique, surtout pour Monsieur Alan Rutherford Stuyvesant dont une partie de la famille est française par les Caraman Chimay. Cet homme est le Président du Club Américain de l’épagneul breton. Riab produit aussi quelques illustrations pour la presse canine d’outre atlantique. Son activité est réduite pendant la guerre, mais, après 1945, le nom de Riab est connu et reconnu. Il est alors sollicité pour illustrer de nombreuses revues : « le Saint Hubert », « la Sauvagine », « Chasse, chiens et vénerie », « L’éleveur » et « Plaisirs de la Chasse ». Riab participe aux réunions parisiennes où se retrouvent les passionnés de chasse et surtout de chiens, mais aussi les amateurs de sa peinture, spécialistes de l’épagneul breton. A cette époque, Riab habite à deux pas des bords de Marne, à Joinville le Pont, dans une petite maison qui lui permet d’avoir un atelier, un jardinet et donc un chien… Il expose en permanence à Paris dans la Galerie Daucher au 34 avenue de l’Opéra. Monsieur Daucher joue un grand rôle dans la promotion du travail de Riab en réalisant des gravures d’après ses aquarelles. Il le fait également travailler pour des sociétés commerciales ou pour illustrer des calendriers. Mais l’artiste utilise peu la commercialisation des reproductions ce qui accentue le fait qu’il n’est que peu connu du grand public de l’époque. Dans les années 1950, il participe au Salon des Animaliers où il rencontre Oberthür, Poret, Reille, Brulard, Penot, Marcuez et les sculpteurs Fath, Lesage et Benoist-Gironnière. Lors de ses diverses sorties, Riab a toujours son carnet de croquis sur lui. Son œuvre est surtout constituée d’aquarelles, de quelques huiles réalisées sur commande et de gouaches d’avant 1935. En France, il ne chasse plus mais observe, prend des notes et croque ce qu’il peut admirer dans les chasses de ses amis en Beauce, Seine et Marne ou Sologne. Il se rend aussi fréquemment dans l’Yonne où il fait travailler sa chienne, accompagnant toujours des amis car il ne conduit pas. Il est membre de l’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau où il rencontre Jean Deneuville, grand protecteur des zones humides ; les deux hommes deviendront très amis. Riab réalisera pour lui de nombreuses représentations de la Baie de Somme et de son gibier. Riab se rend tous les ans, et pendant plusieurs années, dans cette région passant des journées entières dans les huttes à observer les oiseaux. En 1956, Riab va en Italie voir sa mère et sa sœur, puis en Suisse pour rencontrer un éditeur avec lequel il travaille. En 1960, sa mère décède à l’âge de 86 ans, et son épouse deux ans plus tard. Cette période est très difficile pour l’artiste qui tombe malade (grippe puis pneumonie). Il est alors hospitalisé à Créteil et reçoit la visite de Jean Deneuville et d’autres amis. Le 19 décembre 1963, il épouse Louise Viriot en secondes noces, il reprend alors goût à la vie et se remet à peindre. Riab doit quitter Joinville et après avoir hésité entre le Canada et la Baie de Somme, achète en 1964 une maison dans la Sarthe, à Saint Vincent du Lorouer dans le lieu dit des Mortonnières en bordure de la forêt de Bercé. C’est là qu’il passe ses douze dernières années. Riab est heureux avec sa nouvelle épouse, il reçoivent des amis, la famille et Jean Gilbert, fils du premier mariage de Louise Viriot. En 1967, le dernier ami russe que fréquentait encore Riab en France meurt. Ils s’étaient rencontrés au Lycée à Moscou et se connaissaient donc depuis de longues années. Ce décès ravive chez l’artiste la blessure profonde d’avoir du quitter son pays sans pouvoir jamais y retourner. Ce sentiment de nostalgie ne le quitta jamais et nous le retrouvons dans son œuvre à travers la représentation récurrente du bouleau, arbre typique des forêts russes. De 1964 à 1972 Riab travaille beaucoup et voit peu de monde du fait de la situation d’isolement de sa maison. Il devient ami avec Robert Clavel, employé de l’Office National des Forêts, gestionnaire de la forêt de Bercé. En 1973, la situation financière des Riab devient difficile car le successeur de Monsieur Daucher paye peu les aquarelles demandées et oublie de régler les droits d’auteur pour la reproduction des œuvres de l’artiste. La santé de celui-ci se dégrade et c’est en 1973 qu’il réalise sa dernière aquarelle. En 1974, des problèmes cardio-vasculaires s’aggravent, il parle difficilement, n’écrit et ne signe plus, mais refuse de voir un médecin. En mars 1974, il est atteint d’hémiplégie. Il meurt le 18 août 1975 dans l’ambulance qui l’emmène à l’hôpital.


Charles Ferdinand de CONDAMY(1855-1913)

Charles César Ferdinand de Condamy naît à Gamache dans la somme le 27 juin 1847. Son père est ancien officier des gardes du corps de Charles X. Le jeune Charles s’intéresse très tôt à l’art et devient l’élève de Joseph Barrias, peintre académique. Son éducation artistique est aussi faite aux Beau Arts dont l’académisme ne lui convient toutefois pas. Ainsi, il quitte cet enseignement pour se consacrer à la représentation de la chasse, des chevaux et des chiens. C’est à priori la technique du fusain rehaussé de blanc qu’il travaille dans les premiers temps, jusqu’à une parfaite maîtrise des effets de grisaille. Nous le connaissons aussi à travers une utilisation courante de l’aquarelle. Condamy chasse au Rallye Picardie dans la voie du lièvre puis du sanglier et sa passion l’amène aussi à être lieutenant de louveterie à Amiens. Il est invité à suivre de nombreux équipages pour lesquels il croque chiens et chevaux. Son talent d’observateur et de mise en scène humoristique lui permettent d’illustrer le Petit Journal ainsi que des revues de courses. De 1891 à 1908, il expose aux Tuileries pour le « Salon des Peintres et Sculpteurs de chasse et vénerie ». Sa présence dans le monde artistique parisien est aussi du à la Galerie « Le Goupy & Pairault & Cie » dans laquelle il expose. L’équipage démonte en 1897, mais Condamy garde quelques chiens pour modèle. La fin de la vie de cet artiste reste mystérieuse puisque nous ne connaissons que ce qui est dit dans les Souvenirs du Comte du Passage qui s’arrêtent en 1910. Nous savons qu’il eut deux filles, Suzanne et Madeleine auxquelles il transmit sa passion de la chasse.


Edouard Paul MERITE (1867-1941)

Merite naît le 7 mars 1867 au Neubourg dans l’Eure. Il est l’élève de Barrias et de Frémiet à qui il succède au poste de professeur de dessin animalier au Muséum national d’histoire naturelle de 1923 à 1937. Il connaît bien les artistes Aimé Morot et Gérome. Merite est connu pour sa collection regroupant tous les pièges, appeaux, leurres et cages du monde, qu’il rapporte de ses voyages ou qu’il trouve aux Puces de Clignancourt où il aime aller. Il représente d’abord la faune française qu’il étudie dans son atelier à Reuil où il nourrit de petits animaux. Il participe à plusieurs expéditions d’exploration de 1898 à 1899 en Afrique et au Soudan. Il se rend également dans les régions arctiques où il accompagne le Duc d’Orléans en 1905 et 1909. Un cap nord du Groenland porte son nom. Il séjourne à la Cour d’Autriche à l’époque des grandes chasses et l’Empereur le nomme « Chevalier de l’Ordre de François Joseph ». Malgré ses petits moyens, Merite constitue une véritable collection ethnographique connue et reconnue par tous les spécialistes de son temps. En 1939, à force d’encouragements de son entourage, il écrit un livre sur sa collection de pièges. Cette date marque aussi le décès de sa fille qui l’affecte particulièrement. Il meurt en 1941. En 1954, sa collection d’objets ethnographiques est dispersée. Salon des Artistes Français. 1896 : médaille de troisième classe. 1901 : médaille de troisième classe pour une sculpture.


Georges Louis Charles BUSSON(1859-1933)

Georges Busson naît à Paris en 1859, son père est alors peintre animalier. Georges apprend la peinture avec son père, Charles Busson, mais aussi avec le peintre de chasse Evariste Vital Luminais. Georges devient spécialiste des tableaux de vénerie, comme l’attestent ses envois au Salon des Artistes Français de 1884 à 1925. Le sanglier est son modèle de prédilection, celui-ci symbolisant la force. Ses peintures sont souvent empreintes d’une certaine violence. Le travail de Busson n’a pas de dimensions mondaine ou réaliste, il ne représente pas un équipage précis en utilisant ses couleurs ou une lettre sur les chiens. Ceci n’est que secondaire. Ce qui importe, c’est la mise en scène, aussi bien pour les scènes de chasse que pour celles d’attelages. Busson meurt à Versailles en 1933. Salon des Artistes Français. 1887 : médaille de troisième classe 1889 : médaille d’argent, Exposition Universelle. 1900 : médaille d’argent, Exposition Universelle.


Jean de LA VERTEVILLE (1919-1940)

Jean MILLON de LA VERTEVILLE, est né à Tours le 31 Juillet 1919. Son père, Pierre MILLON de LA VERTEVILLE, fut un artiste remarquable, passionné par la chasse et le dessin, il soutiendra Karl REILLE, son neveu et encouragera son fils. Aussi Jean de LA VERTEVILLE commença à dessiner très jeune. Ses premiers dessins datent de 1928, il n’a alors que 8 ans. Dans un premier temps, il copie les œuvres de son père et de ses prédécesseurs ; Alfred de DREUX, Olivier de PENNE, OBERTHUR...Etc. Il se familiarise avec l’art cynégétique. Ces deux médiums favoris ; l’aquarelle puis la gouache, lui permettent d’obtenir une liberté et une spontanéité qui le caractérisent et lui offrent aussi la possibilité de réaliser des fondus remarquables. La vénerie a une place prépondérante dans l’œuvre de Jean de LA VERTEVILLE. Particulièrement fidèle au rallye Montpoupon, il dresse, au fil du temps, un véritable carnet de bord du rallye. En 1939 , il regroupe les grandes heures de cet équipage dans un ouvrage illustré : Le rallye Montpoupon. Jean de LA VERTEVILLE ajoute également à son répertoire, des sujets hippiques. Elève brillant, il entre en 1939, à l’école spéciale militaire de Saint Cyr. Le 14 Juin 1940, il tombe au champ d’honneur à Champlan, il n’avait que 20 ans...


Joseph OBERTHUR (1872-1956)

Joseph Oberthur naît en 1872 dans une famille de la bourgeoisie rennaise. Son père et son grand-père travaillent dans l’imprimerie que celui-ci a créée après avoir quitté Strasbourg en 1838. Joseph se passionne très vite pour la chasse à tir (il passe son permis 2 ans avant l’age requis) puis à courre. Il constitue alors une meute et chasse le chevreuil dans la région rennaise et en forêt de Paimpont sous le nom de Rallye Thorigné. Sa passion de la nature et son activité occasionnelle au sein de l’imprimerie familiale lui permettent de cultiver son talent artistique. Joseph quitte Rennes pour Paris afin d’y étudier la médecine. Il deviendra docteur puis directeur d’une clinique neurologique à Auteuil. L’entreprise est ruinée pendant la seconde guerre mondiale. Joseph fait son service militaire au 13ème bataillon de Chasseur Alpin à Chambéry, ce qui lui donne une nouvelle occasion d’observer et d’étudier la nature et les animaux. De retour, Oberthur forme, avec son frère, un vautrait et loue une partie de la Foret d’Orléans. Il chasse sous le nom de Rallye Gallerand jusqu’en 1914. Joseph participe à la première guerre mondiale où il est blessé (1915). Cette blessure l’empêche de remonter à cheval, ce qu’il ne fera qu’en 1925. Même pendant la guerre, il continue à dessiner des portraits, des paysages, des animaux, sur le carnet qui ne le quitte jamais. Pendant l’entre deux guerres, il expose au Salon des Artistes Animaliers (Galerie Charpentier) et au Salon des Médecins. A cette époque, environ en 1925, il est bouton du Rallye Ecouves et suit également les équipages de Touraine, du Poitou et de Basse Normandie. Les croquis et les dessins qu’il retravaille sont fréquemment utilisés dans les ouvrages qu’il rédige ou qu’il illustre, activité qu’il privilégie à la fin de sa vie, où il accepte plus facilement de réaliser des œuvres sur commande. Oberthur, écrivain illustre de la nature et des animaux a, pendant toute sa vie, observé avec la précision d’un scientifique et la passion d’un chasseur. Par ses multiples dessins, il laisse une étude fidèle des comportements des divers mammifères sauvages mais surtout des oiseaux. Sa forte personnalité et son aisance financière, due à son patrimoine familial, lui permirent de dessiner, mais aussi d’écrire sur sa passion. Ainsi, il rédigea environ 20 ouvrages et en illustra 15. Oberthur se présente lui-même dans le livre 1 de Gibier de notre pays : « je ne suis pas un savant, mais j’ai toujours v écu dans un milieu de naturalistes, et j’ai observé avec passion. Depuis plus de cinquante ans, j’ai noirci des tas d’albums avec les croquis des bêtes que je voyais, les unes fuyant ou mourant, les autres dans leur vie normale. »


Jules Bertrand GELIBERT (1834-1916)

Né à Bagnière de Bigorre le 27 novembre 1834, il est l’élève de son père Paul Gélibert, peintre paysagiste et animalier, mais aussi de Griffoul-Dorval. Jules Bertrand est Sociétaire des Artistes Français. Il peint exclusivement sur le thème de la chasse comme l’attestent ses envois au salon de 1859 à 1914. Son atelier se trouver à Montmartre, 17 boulevard Pigalle. Il expose également à Bruxelles et à Berlin. Il est Chevalier de la Légion d’Honneur. De 1886 à 1879, Gélibert réside en Seine et Marne à Farcy-les-Lys, près de Melun. Il est ainsi, comme Tavernier et de Penne, fortement influencé par le style artistique environnant. Il trouve son inspiration en suivant le Rallye Sivry et l’Equipage Bois Boudran qui chassent en forêt de Fontainebleau. En 1879, il s’installe dans les Hautes Pyrénées. Gélibert tombe dans l’oubli, ainsi que sa production peinte et ses quelques rares bronzes. Ses œuvres se caractérisent par une composition mouvementée et un point de vue centré sur le groupe animalier alors que l’arrière plan n’est qu’esquissé. On sait que Jules Bertrand cosignait son travail avec son frère Gaston, le premier peignant les animaux et le second le paysage. Il peint la très vaste composition « Le miracle de Saint Hubert » qui décore l’église de Cap Breton dans les Landes, ville dans laquelle il meurt en 1916. Salon des Artistes Français. 1883 : médaille de deuxième classe. 1889 : médaille de bronze, Exposition Universelle. Gaston GELIBERT (1850-1931) Peintre animalier né dans les Pyrénées en 1850. Figura au Salon jusqu’en 1931. Elève de son père Paul Gélibert. Prix Rosa Bonheur en 1921, médaille d’argent en 1925.


Karl REILLE (1886-1974)

Baron Karl REILLE (1886-1975) Karl André Jean Marie Reille est né le 8 avril 1886 à Paris, de l’union du Baron Polyeucte Victor Reille et de Geneviève Million de la Verteville. L’enfance et la jeunesse de Karl Reille se déroulent entre Paris, les Coudreaux, propriété familiale des Reille en Eure et Loire, et le château de Baudry en Indre et Loire. Il séjourne aussi dans sa famille maternelle à Montpoupon et, non loin de là, à Razay, propriété de la famille la Verteville en Touraine. Tout naturellement, l’ambition familiale pour le jeune Karl s’oriente vers l’Ecole Polytechnique. Cependant, il faut reconnaître un sens artistique cultivé par de nombreux membres de la famille, tant dans les ascendances paternelles que maternelles. En effet, la grand-mère paternelle de Karl, Anna Messena, est un peintre de talent. Son époux Gustave affectionne le dessin et en particulier les scènes orientales. Victor, père de Karl, peint, expose et vends ses œuvres. Il utilise parfois un pseudonyme : Jack Elsy. Geneviève Million de la Verteville dessine comme toute jeune fille de cette époque, ainsi que deux de ses frères, Christian et Pierre. C’est ce dernier qui influence tout particulièrement Karl dans ses débuts artistiques. Très précocement Karl est initié au dessin par son père et sait déjà, à l’âge de quatre ans, représenter cheval et cavalier. Etre écolier ou étudiant parait plus laborieux, au grand regret de Victor Reille : un précepteur depuis 1895 et ensuite le lycée Janson de Sailly en 1898 permettent à Karl d’obtenir son baccalauréat de lettres en 1903 et son baccalauréat de sciences en 1904. Il est admis à l’Ecole Civile des Ponts et Chaussées en 1907. Mais le service militaire s’impose alors et c’est au quatrième régiment du génie qu’il intègre l’armée en octobre 1907. Il entre aux Ponts et Chaussées en 1908 et devient ingénieur civil diplomé en 1913. Pendant toute sa jeunesse, Karl suit de nombreux équipages de vénerie, en particulier le Rallye Montpoupon qui chasse le cerf, le Vautrait de Mesnes qui chasse le sanglier, le Rallye Tesson qui chasse le blaireau. Il en fait le sujet de nombreux dessins. Il a 19 ans, quand, avec son frère Guillaume, il obtient de son père l’achat de quelques chiens pour chasser à Baudry. Le premier hallali est sonné le 1er septembre 1905 et le Rallye Baudry est né. En 1907, l’équipage adopte la tenue grise à parements verts, sans galons de vénerie, le bouton représentant une tête de lièvre. Les jours où ils sont à Paris pour leurs études, Karl et Guillaume sont relayés par leur oncle Pierre de la Verteville auprès des chiens. Karl s’intéresse tout autant aux courses hippiques qu’il représente avec passion, et devient membre du Jockey-club. En 1913, sous-lieutenant de réserve, il découvre la corrida en Avignon. La guerre le conduit à Antibes puis sur le front à Verdun où il est fait prisonnier en septembre 1914. De Ingolstadt, Karl est transféré à Plassenburg en Bavière. Son frère est également prisonnier et c’est dans ces conditions difficiles qu’ils apprennent le décès de leur père survenu en janvier 1917. Karl retrouve la liberté en avril 1919 et partage son temps entre Paris, la propriété de Baudry, qu’il a reprise, de nombreux voyages en France chez ses amis, occasionnellement à Deauville pour ses courses et ses ventes renommées de yearlings. De nouveau installé dans sa propriété familiale, Karl accueille les chiens et le piqueur de son ami René de Chabrillan qui ne peut momentanément plus chasser. Celui-ci laisse à son départ quelques chiens qui constituent le renouveau de la meute du Rallye Baudry ainsi remonté en 1920. Après avoir été invité à chasser chez son ami le Baron Jean de Lauriston, Karl Reille s’associe avec lui et ils fondent ensemble, en 1921, le Rallye Gaiement qui chasse le chevreuil dans les environs de Baudry et en forêt de Blois. La tenue grise à parements verts est conservée, mais le lièvre du bouton est remplacé par un brocard. C’est en avril 1924 que Karl Reille épouse Odette Goury du Roslan. Ils auront six enfants, Céliane, Philippe, Jean-François, Claude, Armelle et Antoine. C’est à partir de son mariage que Karl Reille ajoute à la tenue de son équipage les galons de vénerie. Il continue donc de chasser aux cotés de son épouse, très bonne cavalière, particulièrement en amazone. La chasse devient même prétexte à des voyages à l’étranger. Ainsi, en 1937, il organise avec le Baron de Champchevrier le déplacement de la vénerie française à l’exposition internationale de la chasse Grünewald en Allemagne dont il fait une très belle gouache. En 1934, le Baron de Lauriston se retire de l’association et en 1936, le Rallye Gaiement démonte définitivement. De retour d’un voyage en Angleterre, Karl est volontairement mobilisé à Angers en 1939. Il est alors commandant de la compagnie 355/3 de sapeurs routiers et il garde ce poste alors que sa situation familiale lui aurait permis d’être démobilisé. Sa compagnie est faite prisonnière, et de nouveau, il connaît la captivité en Allemagne. Il sera rapatrié en 1941 à Lyon où il reste le temps de faire quelques croquis. Il rentre ensuite à Baudry. A cette époque de fin de guerre, il est nommé maire de Cérelles, commune sur laquelle se trouve le château de Baudry. Après l’armistice, Karl Reille recommence à voyager. Il devient Vice-président de la Société de Vénerie dont il gère le bulletin pendant dix ans. A partir de cette époque, Karl Reille continue de suivre les équipages tourangeaux, mais surtout ceux de la région parisienne et d’abord le Rallye Bonnelles. C’est à la suite d’un désaccord avec le Maître d’équipage de ce dernier qu’il suit le Rallye des Trois Forêts. C’est alors que surviennent deux épreuves qui affectent profondément Karl Reille : Tout d’abord le décès de son fils Claude en 1963, victime d’une crise cardiaque pendant une chasse. Karl cesse alors de monter à cheval. Sept ans plus tard, c’est la disparition de son épouse qui marque la fin des chasses à Baudry pour Karl. En 1972, une partie du château de Baudry est détruite par un incendie accidentel. Karl Reille est atteint d’un ulcère à l’estomac en 1973. Il est ensuite victime d’une attaque cérébrale qui le laisse hémiplégique. Il reste alors définitivement à Baudry où il décède le 13 mai 1975.


Olivier de PENNE (1831-1897)

Charles Olivier de Penne, plus fréquemment appelé Olivier de Penne, naît le 11 janvier 1831. Sa famille quitte Paris vers 1840 pour s’installer à Barbizon où il étudie la nature et rencontre les artistes barbizoniens de l’époque. Ces artistes et leur mouvement auront une grande influence sur l’œuvre de de Penne, l’encourageant à travailler hors de son atelier, d’après nature. Le talent d’Olivier est très tôt encouragé par son père, et il rentre ainsi aux Beaux Arts en 1849, il habite alors à Saint Mandé. Ses études se déroulent brillamment : médailles et récompenses se succèdent. Il intègre l’atelier de Monsieur Coigniet à Paris. En 1857, il est second au Prix de Rome avec une représentation de « Jésus et la Samaritaine ». Etudiant à Paris, de Penne fréquente comme beaucoup d’artistes de l’époque le Buffet Germanique, rue Jacob. A Barbizon, c’est à l’Auberge du Père Gane qu’il rencontre les peintres qui l’influenceront dans son évolution artistique, abandonnant ainsi peu à peu la peinture des paysages historiques et académiques au profit de scènes naturalistes. Un homme en particulier, Charles Jacques, remarque de Penne qui deviendra son élève. En effet, Charles Jacques l’initie à la peinture animalière ; lui-même est considéré comme le peintre des moutons. Il aurait conseillé à son élève de faire des chiens, car celui-ci les dessinait bien mais aussi parce que personne ne les peignait, la place était donc à prendre. En 1861, de Penne présente ses premières images de chasse à courre, un succès qui encourage le peintre à travailler prioritairement sur ce thème. En 1870 de Penne s’engage. En 1872, il quitte Barbizon pour Marlotte, au sud de Fontainebleau où il achète une ferme. Son succès lui permet de vendre à Paris par l’intermédiaire de Monsieur Beugniet, installé au 10 rue Laffitte. Grâce à ses revenus, il achète un pied à terre parisien, 2 rue Aumont Thiéville. En 1880 Charles Jacques fonde « la Société des Peintres Animaliers » et c’est naturellement que son ami Olivier participe aux diverses expositions. En 1885 est organisée une vente des œuvres de de Penne dont il retire un bon prix. A cette époque, de Penne travaille à Marlotte où il a aménagé un chenil, une volière et des cages pour accueillir ses modèles. Cet homme gai et généreux est un amoureux des animaux, il recueille ainsi des singes, un loup et un sanglier qu’il apprivoise. Nous ne savons rien de son épouse, à part le fait qu’ils se soient mariés sur le tard. Olivier de Penne meurt à Marlotte le 18 avril 1897. Il laisse derrière lui de nombreuses œuvres qui servirent à illustrer environ trente ouvrages comme « Chiens d’arrêt, races anglaises, dressage hygiène » de Paul Caillard (1890) et le « Manuel de vénerie » du Comte le Coulteux de Canteleu. Il laisse surtout des représentations de la vénerie et des chiens telles que les panneaux décoratifs pour le Duc d’Aumale à Chantilly. En 1905 fut érigé à Marlotte un monument en mémoire d’Olivier de Penne, monument placé devant son atelier. Salon des Artistes Français. 1857 : Deuxième au Prix de Rome 1872 : médaille de troisième classe 1883 : médaille de deuxième classe 1889 : médaille d’argent, Exposition Universelle


Paul TAVERNIER (1852-1943)

Paul Tavernier naît à Paris le 31 janvier 1852. Il est peintre de portrait et de genre et aquafortiste à Fontainebleau. Elève de Cabanel et Guillaumet, il débute au Salon des Artistes Français en 1876 et y expose jusqu’en 1937, le plus souvent des scènes de vénerie. Il s’installe à Fontainebleau vers 1880 où il suit l’équipage Servant. Sociétaire des Artistes Français depuis 1883, il figure au Salon de ce groupement. Il meurt à Paris en 1943. Salon des Artistes Français : 1883 : médaille de troisième classe 1900 : médaille de bronze, Exposition Universelle 1905 : médaille de deuxième classe


Pierre MILLON de LA VERTEVILLE (1874-1935)

Pierre Millon de La Verteville naît à Copenhague en 1874, de Ernest Million de La Verteville, attaché d’ambassade et de Jeanne de La Motte Saint Pierre. Par son père, il reçoit le goût du dessin et de l’aquarelle, et de sa mère, l’héritage culturel d’une famille passionnée de vénerie. En effet, c’est Emile de la Motte Saint Pierre, frère de Jeanne, qui crée l’équipage de Montpoupon. Pierre a deux sœurs aînées, Geneviève, future mère de Karl Reille, et Dagmar, ainsi que deux frères cadets, Christian et Gérard. Tous habitent dans la propriété de Razay (en Indre et Loire) non loin de Céré la Ronde où se trouve le château de Montpoupon. Pierre est admis à Saint-Cyr dans la promotion « Alexandre III ». Il suit une carrière d’officier de cavalerie qui le conduit à Lure, à Limoges, puis à Tours où il est affecté au fameux 8ème Régiment de Cuirassiers. Etre en Touraine lui permet de suivre différents équipages et de produire de nombreuses aquarelles les mettant en scènes. En 1903, il épouse Marie Daru. Pierre expose annuellement dans divers salons ainsi qu’à Paris chez Legoupy. Aux environs de 1905, il travaille beaucoup avec son neveu Karl Reille qui est alors âgé de 19 ans. Depuis toujours, les deux hommes partagent le goût de la vénerie et de l’art et Pierre influence considérablement son neveu à ses débuts. De nombreuses œuvres pourraient être confondues tant les ressemblances techniques sont frappantes. Pierre rédige par ailleurs des fiches décrivant les équipages du début du siècle avec leur histoire, bouton, fanfares et constitue un annuaire de vénerie intitulé « Equipages de France » qu’il illustre abondamment de sa main. Karl Reille se basera beaucoup sur les travaux de son oncle pour réaliser « La Vénerie Contemporaine ». Pierre s’engage en 1914 et est cité à l’ordre de l’armée. Il revient en 1918 durement marqué par les gazages dans les tranchées qui ont beaucoup atteint sa santé, de nombreux dessins illustrent cette période. Après la guerre, Pierre suit les chasses en automobile et continue la rédaction de son livre.


René PRINCETEAU (1843-1914)

Marie Pierre Charles (dit René) Princeteau 1843-1914) René Princeteau naît à Libourne le 18 juillet 1843 dans la haute bourgeoisie bordelaise. Son père est propriétaire viticulteur et courtier en vin. Le petit René est sourd et muet de naissance. C’est dans la propriété familiale de Pontus qu’il passe les premières années de sa vie. Il fait preuve très tôt d’un don artistique largement encouragé par le soutien de sa mère et ensuite complété par Monsieur Valade à Paris. A cette époque, ses parents refusent de lui envoyer le matériel qu’il demande et c’est alors qu’il se tourne vers la sculpture. A 14 ans, Princeteau revient en Gironde et suit les cours de Boufartigue et de Deloye. Il suit également des cours de sculpture à Bordeaux dans l’atelier dirigé par Maggessi. De cet enseignement, il gardera toute sa vie un goût certain pour cette discipline. Il intègre l’Ecole Impériale des Beaux Arts dans la section sculpture. Son évolution artistique est couronnée de succès mais il n’oublie pas la peinture pour autant. Princeteau prend un atelier au 233 rue du Faubourg Saint Honoré chez Chimène. Là, il commence ses envois au Salon, après avoir participé pendant ses études aux différents concours de l’école ainsi qu’au Prix de Rome, mais sans réussir à ce dernier. L’artiste s’engage en 1870, mais retourne chez lui en Gironde en 1871. Il recommence à travailler et envoie au Salon de 1872 une importante toile. En 1873, une peinture qu’il envoie à Paris a tant de succès que le Maréchal Mac Mahon, Président de la République, le prie de le représenter à cheval à la tête de son état-major. Suite à cette commande, Princeteau fait réaliser des gravures par Massard, éditées par son marchand Goupil. Cette commande lui permet aussi d’en recevoir d’autres, de portraits équestres des Ducs de Decazes, de Brissac…Le plus important est celui qui représente Washington pour lequel il recoit une médaille en 1876. Princeteau travaille beaucoup mais ne reçoit pas toujours le paiement escompté et il demande souvent de l’aide à ses parents. A Paris, il a le goût des mondanités et l’élégance du Second Empire lui fournit de nombreux sujets. Ainsi, il fréquente les champs de courses et les représente dans ses toiles. Il découvre ensuite la vénerie et en est émerveillé. Il suit les laisser-courre du Duc d’Aumale, du Marquis de Fricon avec Alphonse de Lautrec et Charles du Passage, ainsi que du Vicomte de Tredern ou l’Equipage de Bellevue. La vénerie est alors le sujet de nombreuses toiles qui s’arrachent à Londres et à Paris. Les grands noms de la société parisienne se pressent dans l’atelier de Princeteau et surtout les propriétaires de chevaux qui souhaitent faire faire le portrait de leur coureur. Princeteau est assez conservateur et peine parfois à se défaire d’une toile : ainsi, il lui arrive de garder ses travaux avant de les livrer au commanditaire. Il travaille beaucoup, et ses œuvres sont alors chères, mais nombreux sont les commanditaires qui tardent ou oublient de le payer. Malgré cela, le train de vie de l’artiste est important : il est de toutes les soirées mondaines, apprécié pour son esprit caustique. Pour cela, il demande fréquemment de l’aide à sa famille, comme l’attestent les nombreuses lettres qu’il envoie à celle-ci. Il est membre du cercle littéraire et artistique de la rue Volney, il pratique l’escrime, sujet de quelques croquis, et il s’essaye même au patin à glace. Mais la grande passion de Princeteau reste le cheval. Princeteau trouve aussi le temps de donner des conseils à quelques élèves : Ruillé avec lequel il coache et sculpte, Raoul et Odon de Lautrec ainsi que René de Beaumont et le dernier de ses élèves, le baron Werheyen. A cette époque, Princeteau a comme élève Henri de Toulouse Lautrec qui vient le voir dans son atelier de la rue du Faubourg Saint Honoré. Les deux familles sont depuis longtemps amies et cette amitié ne se démentit jamais. L’élève quitte le maître et s’installe 27 rue Caulaincourt. En 1878, il présente le portrait de son épouse Marie de la Haichois. En 1881, Poilpot commande à Princeteau la représentation de trois cent chevaux pour le panorama de la charge de Reichshoffen. En 1883, suite à quelques critiques, l’artiste abandonne le thème de la vénerie pour la représentation du monde rural. Princeteau regagne habituellement Pontus une partie de l’année et de façon définitive en 1885. En 1889, il fait installer un atelier dans lequel il travaille jusqu’à sa mort. Le succès d’un bœuf labourant envoyé au Salon de 1884 encourage l’artiste à présenter des œuvres sur le thème agraire. Ce retour à la terre est de plus en plus présent dans les années qui suivent, mais il n’oublie pas les thèmes équestres et continue à portraiturer les vainqueurs de grands prix. De 1886 à 1893, Princeteau cesse d’envoyer au Salon. En 1903, son épouse décède. C’est en 1904 qu’il participe pour la dernière fois au Salon où il est salué par la critique. A partir de là, le peintre se renferme sur lui et l’exploitation viticole génère de gros soucis financiers. Ses amis lui conseillent de peindre les portraits équestres qu’il réussit si bien pour se refaire une petite fortune, mais l’artiste refuse. Il continue à peindre malgré les rhumatismes et le froid qui règne dans son atelier et revient malgré tout aux sujets équestres, plus rémunérateurs. Princeteau, connu pour ses sujets équestres et animaliers fut aussi un grand peintre de paysage, de portrait, de marine. Il participa à de nombreuses illustrations pour des journaux et des ouvrages. L’artiste vit ses dernières années à Pontus à regarder les œuvres de ses élèves et amis et à se remémorer les bons moments passés. Le 29 janvier 1914, il fait mander un prêtre, il meurt deux jours plus tard : le 1er février 1914. Salon des Artistes Français. 1883 : médaille troisième classe 1885 : médaille deuxième classe 1900 : médaille de bronze, Exposition Universelle


Xavier de PORET (1897-1975)

Xavier de Poret naît le 12 avril 1897 à Dinan ; il est le cadet d’une famille de quatre enfants. Son père, Maurice de Poret, est Capitaine du XIIIème régiment de hussards. Sa mère, Hélène de Mousin de Bernecourt, est originaire de Lorraine. Des deux cotés de la famille on compte de nombreux ancêtres militaires et la tradition est donc importante. Xavier passe dix premières années de sa vie en Bretagne et reste marqué par son climat et ses forêts. En 1904, la famille Poret quitte Dinan pour la propriété de Farcy près de Fontainebleau. Xavier profite alors de ce nouvel environnement et des diverses installations dont dispose la propriété pour exercer son art. Sa mère l’encourage, lui fournit tout le nécessaire et lui fait donner des cours de dessin par Monsieur Callot. Xavier dessine alors tout le temps, les marges de ses cahiers n’y suffisent plus. Xavier voue un véritable culte à sa mère qui est une femme profondément cultivée : elle dessine (à l’encre violette), joue du piano, parle plusieurs langues… En 1914, Jules Bertrand Gélibert envoie un mot à Xavier pour le féliciter de son travail. Pendant la guerre, Xavier fait partie du 28ème Dragons puis du 5ème cuirassiers. Il trouve cependant le temps et le matériel pour dessiner. En 1912, Xavier expose avec Reboussin, il est alors âgé de 18 ans. En 1918, Xavier est blessé, il est à l’hôpital militaire de Pau lorsqu’il apprend le décès de son frère aîné Bernard. A 24 ans, il retourne à Farcy et renoue avec la chasse à courre, il suit alors le Rallye Vallière. Le 27 juillet 1920, il épouse Juliette d’Oncieu de la Bâtie qui toute sa vie épaule son mari et devient juge de son talent à travers un œil neuf et objectif. En 1923, il expose à la « Société des Artistes Animaliers, Peintres, Sculpteurs, Graveurs ». En 1925, il expose à la Galerie Charpentier. En 1923 et 1926 Louis de Lajarrige complimente Xavier de Poret dans le « Saint Hubert ». En 1930, il découvre la région de Gruyère. Il y accompagne des chasseurs et étudie la montagne. Dans les Préalpes en 1932, il chasse le chamois et en fait de nombreux dessins que l’on retrouve dans « Au pays des chamois », édité en 1938. Durant tous ses voyages, Poret est invité par les aristocrates locaux qui souhaitent se faire portraiturer. Peu à peu, la renommée de Xavier s’étend et il est invité à voyager de plus en plus pour honorer les commandes de ses amis et modèles. Xavier est très tôt au contact des chevaux du fait de la profession de son père. Rapidement, il les dessine et à partir de 1938 fait les portraits de chevaux appartenant à de grandes écuries. Sa passion du monde équestre l’amène aussi à représenter attelages, chasses, polo… tout ce qui met en scène noblesse et élégance. Xavier de Poret est aussi très connu pour les diverses illustrations qu’il fournit à Hermès pour ses fameux carrés. En 1954 et 1955 il va à Rome, où il dessine l’Ambassadeur et son épouse. En 1958, il se rend en Angleterre pour faire le portrait de la Reine et de ses enfants. Sur ce type de dessin, Poret réalise avec une précision extrême les visages, mais aussi les vêtements, les animaux, le paysage, l’architecture…avec la même talent. A cette époque, Xavier sillonne l’Europe à la demande pour réaliser le portrait de ses amis. En 1960, il voyage en Espagne jusqu’en l’Andalousie. En 1964, il se rend à Naples puis au Luxembourg. En 1970, Xavier est victime d’une alerte cardiaque. Il est alors âgé de 76 ans. En 1971, la Maison de la Chasse et de la Nature organise une exposition dédiée au travail de Xavier de Poret. Elle s’intitule « Poil, plume, chasse et sport ». Xavier de Poret meurt le 18 février 1975. Cet artiste mondain avait un caractère fort et un talent particulier pour le dessin qu’il mit au service de la description, de l’humour et de la sensibilité. Les multiples portraits des personnalités de l’époque étaient toujours empreints d’une volonté d’embellir, de sublimer le modèle, tout en gardant ce qui le caractérisait. Les multiples dessins d’animaux étaient marqués par le soin que mettait Poret à transmettre avec exactitude et sensibilité les caractéristiques, physiques et comportementales, de chaque race. Artiste passionné et perfectionniste, il était capable de se consacrer à un sujet unique jusqu’à le maîtriser parfaitement.


 
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